![]() |
|||||||
Trois militants du RRQ en prison! Postée le 28/06 09:55 La répression canadienne s'intensifie! |
|||||||
|
|||||||
| Au début de 2007, les agents de l'Équipe intégrée sur la sécurité nationale (dont le mandat est de combattre le terrorisme!!!) débarquaient chez les membres de direction de l'organisation du « Québécois ». Les militants indépendantistes étaient également harcelés et intimidés. Mais tout cela n'était rien en comparaison de ce que subiraient un peu plus tard les militants du Réseau de résistance du Québécois (RRQ) qui a été fondé en décembre 2007. Voici un exemple l'illustrant bien… Le 25 juin 2008, à 16h, des agents de la Police de Québec se sont présentés au domicile de Yannick Racine, un militant actif du Réseau de Résistance du Québécois. Yannick était en compagnie de Patrice Racine, son frère et aussi membre du RRQ et de Jonathan Labine. Les agents avaient en main un mandat d'arrestation pour méfait de plus de 5000$ les concernant tous les trois. Les agents leur ont intimé l'ordre de les suivre. Yannick Racine, jeune père de famille, a réclamé la permission de prendre les dispositions pour que son jeune enfant ne soit pas ainsi abandonné seul, à la maison. Permission qui lui fut accordée. Cela rappelle en tous points le film Les Ordres de Michel Brault, film dans lequel on peut voir Claude Gauthier prendre les arrangements nécessaires avec ses voisins, avant d'aller en prison pour les événements d'Octobre, afin que son bébé ne soit pas laissé seul.
Le 26 juin, à 9h, Yannick Racine et les deux autres militants du RRQ ont été conduits, comme de vrais criminels dangereux, c'est-à-dire menottes aux poignets et aux pieds, au Palais de Justice de Québec. Encore heureux que nous n'ayons pas de couloirs de la mort au Québec, car si tel était le cas, les policiers les y auraient très certainement placés, question de bien les intimider. À leur arrivée au Palais de Justice, les militants du RRQ ont encore été fouillés. Ils sont passés devant le juge à 12h. Le juge leur a imposé les conditions suivantes: |
|||||||
|
|||||||
| Ces conditions de remise en liberté concernent au premier chef le RRQ et prouvent que tout le traitement qui a été réservé aux trois militants est éminemment politique. Les autorités policières tentent de briser le moral des militants du RRQ, c'est évident!
Ce qui est évident, aussi, c'est que les murs de la métropole montréalaise et de la Capitale québécoise qui sont tapissés de graffitis peuvent accueillir en toute impunité, selon les autorités, des « tags » ou des dessins abstraits, mais très certainement pas des « Québec libre ». Lorsque tel est le cas, il leur faut mettre toute la gomme et coffrer ceux qui osent écrire de tels messages de liberté! Les policiers qui se sont chargés du dossier de nos militants qui auraient fait des graffitis politiques l'ont en effet confirmé. Ils leur ont dit que la Ville de Québec leur a donné la mission de faire arrêter les graffiteurs politiques, car cela ne donne pas une bonne image de Québec pour son 400e et que de généreuses ressources nécessaires à l'atteinte de cet objectif leur avaient été accordées. Il s'agirait d'une des priorités de la Ville de Québec dans le contexte actuel! Preuve, encore une fois, que les « tags », c'est correct, mais pas un « Québec libre »! Faudrait faire comprendre aux autorités de la Ville de Québec, que le peuple québécois est en lutte et qu'il n'est que normal que cette lutte se retrouve, d'une certaine façon, sur les murs. Les militants n'ont aucun moyen d'expression dans ce Québec où la parole indépendantiste est censurée. Que des militants utilisent les murs pour passer des messages, cela n'est donc guère surprenant. Et ce n'est certainement pas en les promenant en fourgon cellulaire, menottes aux poignets et aux pieds, que ces mêmes autorités parviendront à leur faire abandonner cette lutte noble pour l'indépendance du Québec, seule façon d'assurer une pérennité au fait français en terre d'Amérique! Le Québec du XXIe siècle a maintenant ses premiers « interpellés politiques »! L'organisation du « Québécois » tient évidemment à faire savoir à tous, mais à nos militants « interpellés » tout d'abord, que nous ne les laisserons pas tomber. Dans l'adversité comme dans la réussite, nous serons solidaires! Que l'on continue le combat! Patrick Bourgeois |
|||||||