Demain encore, le 1er juillet, au lendemain du sommet du G20 de Toronto, marqué par une déferlante d'arrestations et de détentions arbitraires, Ottawa va se livrer à sa journée d'autoadoration annuelle et chanter les louanges de la supposée démocratie dans laquelle les Québécois ont été enfermés par la force, la répression, la corruption et le mensonge. Jamais les Québécois n'ont consenti à cet asservissement, mais jamais il n'a cessé, depuis 250 ans.
Dimanche, à Gatineau, environ deux-cents indépendantistes québécois ont fait fi de la pluie et sont descendus dans la rue pour braver le pouvoir néocolonial d’Ottawa, dont le Parlement se trouve à moins d’un kilomètre du trajet de la Grande marche pour l’indépendance, qui avait lieu simultanément dans dix villes du Québec. Les marcheurs de l’Outaouais ont scandé leurs slogans indépendantistes devant les immeubles où, chaque jour, une colonie de fonctionnaires anglo-canadiens aux ordres de l’occupant viennent travailler en anglais, bafouer le droit des Québécois de parler leur langue chez eux et favoriser la dilution de la nation québécoise dans le magma fédéral.
Tel le phénix, l’Action démocratique du Québec semble increvable, et ce, malgré les pronostics annonçant sa mort à brève échéance. Les idées mièvres et aucunement porteuses d’avenir qui ont contribué au succès passager de cette formation politique ne semblent pas vouloir enfin s’évanouir dans le paysage québécois. Le problème est que le phénix de la politique québécoise est en train de renaître au cœur même du bureau de direction d’une autre formation politique, le Parti Québécois celle-là.
C’est avec une grande joie que les militants du Réseau de Résistance du Québécois ont constaté que les actions qu’ils ont dernièrement menées ont eu un impact encore plus important que prévu sur le système canadien.
L’an dernier, dans le cadre des « festivités » du 1er juillet, un groupe de fiers militants indépendantistes du Réseau présentait à la population et aux médias sa collecte d’infâmes unifoliés. Plusieurs centaines de drapeaux du Canada avaient été récoltés dans le paysage québécois par des militants qui ont été par la suite les retourner à leur propriétaire légitime, c’est-à-dire le premier ministre du Canada lui-même, Stephen Harper. Le président du Réseau, Patrick Bourgeois, avait profité de l’occasion pour transmettre un message bien clair à M. Harper : « ou bien il donnait l’ordre pour que cesse enfin le surfinancement de la fête du Canada au Québec, ou bien les militants du Réseau lui ramèneraient, année après année, une collecte d’unifoliés ».
Affiches anglaises des restaurants PFK de Gatineau
Bay Street et le colonel Sanders obéissent
Gatineau, le 7 mai 2010 — Le Réseau de résistance du Québécois (RRQ) s’est fait obéir de Bay Street et du colonel Sanders. En effet, les deux restaurants PFK de Gatineau ont complètement enlevé l’anglais de leurs affiches tel que l’exigeait le RRQ dans son ultimatum du 2 mai. Les affiches sont maintenant en français des deux côtés, et l’orthographe a été corrigée.